mercredi 29 mai 2013

André LEOCAT


J'ai aimé ce tableau intitulé la pluie enveloppante, oeuvre du peintre André LEOCAT, montrée dans l'exposition Ode à la Pluie, au musée des beaux-arts de Brest.
En cherchant, j'ai trouvé qu'il faisait partie en 2000 des artistes de l'exposition L'art dans les chapelles, un parcours d'art estival dans le pays de Pontivy.

dimanche 12 mai 2013

Jéricho


En quelques jours, j'entends parler deux fois de Jéricho.

En milieu de semaine, j'étais dans le Berry. Dans l'église de La Celle, près de St Amand Montrond, il y a une châsse qui contient des reliques de St Sylvain. Sur un des côtés, une scène montre l'entrée du Christ dans Jéricho avec le personnage de Zachée dans un arbre.
 
« Et voici un homme appelé du nom de Zachée ; c'était un chef des publicains, et qui était riche. Et il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait à cause de la foule car il était petit de taille. Il courut donc en avant et monta sur un sycomore pour voir Jésus qui devait passer par là. Arrivé en cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite car il me faut aujourd'hui demeurer chez toi ». Et vite il descendit et le reçut avec joie. » (Bible de Jérusalem, Luc 19, 2-5)
 
Aujourd'hui, c'est ma fille qui me dit via Skype que son directeur de thèse japonais rentre de Jéricho et compare la situation des réfugiés de Fukushima à celle des palestiniens !
 

mardi 9 avril 2013

Agnes Martin et Mary Ellen Bartley



Mary Ellen Bartley photographie des livres debouts et entrouverts comme celui de la photo ou encore empilés. C'est très beau et en plus elle semble apprécier Agnès Martin.



Anne Carson encore


J'ai reçu les premiers livres commandés et notamment Verre, Ironie et Dieu. Le web regorge de textes intéressants à son sujet que je "send to Kindle", une de mes fonctions ajoutées et préférées de Firefox. La photo ci-dessus renvoie vers la très bonne interview parue dans UNSAID, [THE JOURNAL OF NEW AND LASTING WRITING].

vendredi 29 mars 2013

Charles Baudelaire pour un vendredi saint


L'examen de minuit

La pendule, sonnant minuit,
Ironiquement nous engage
A nous rappeler quel usage
Nous fîmes du jour qui s'enfuit :
- Aujourd'hui, date fatidique,
Vendredi, treize, nous avons,
Malgré tout ce que nous savons,
Mené le train d'un hérétique ;

Nous avons blasphémé Jésus,
Des Dieux le plus incontestable !
Comme un parasite à la table
De quelque monstrueux Crésus,
Nous avons, pour plaire à la brute,
Digne vassale des Démons,
Insulté ce que nous aimons
Et flatté ce qui nous rebute ;

Contristé, servile bourreau
Le faible qu'à tort on méprise ;
Salué l'énorme Bêtise,
La Bêtise au front de taureau ;
Baisé la stupide Matière
Avec grande dévotion,
Et de la putréfaction
Béni la blafarde lumière ;

Enfin, nous avons, pour noyer
Le vertige dans le délire,
Nous, prêtre orgueilleux de la Lyre,
Dont la gloire est de déployer
L'ivresse des choses funèbres,
Bu sans soif et mangé sans faim !...
- Vite soufflons la lampe, afin
De nous cacher dans les ténèbres !

dimanche 24 mars 2013

Anne Carson, une découverte


J'ai découvert les poèmes et les textes d'Anne Carson grâce à deux excellents blogs, fleuves et montagnes sans fin et mythology of Blue.



Je recommande cet excellent article du New York Times, en espérant qu'il restera accessible en ligne longtemps : The Inscrutable Brilliance of Anne Carson

Enfin, comment ne pas aimer cet extrait :

Time as hunger.
Time passing and gazing.
Time as perseverance.
Mountain time.
Time as paper folded to look like a mountain.
Time compared to the wild fantastic silence of stars.
-Anne Carson, red doc 

J'ai récupéré de nombreux textes et extraits à lire en ligne avant de commander quelques livres dont un français publié chez Corti.

dimanche 10 mars 2013

vive le foehn

 
Le foehn a soufflé toute la semaine dernière sur la Tarentaise. Il y a des côtés désagréables. Le vent souffle toute la nuit sur la toiture des chalets. La neige fond et devient très sale.
 
Ce coup de foehn là a l'air d'avoir mis fin à l'hiver. Les crocus sont de sortie.
 
Vive le foehn ! Pourquoi ? Pour la promesse de belles lumières, de cieux magnifiques.