dimanche 20 septembre 2009

Brest

On est loin des Alpes. J'aime cette ville. J'aime la vue ci-dessus depuis le monument américain : le port de commerce, et le large au delà du goulet. J'aime la vue depuis les marches de l'hôtel de ville. Tout en haut est située une webcam que j'aime regarder de temps en temps. J'aime la librairie Dialogues (je ne suis pas le seul - lire le très bel article de François Bon) et le restaurant Le Crabe Marteau.
J'aime écouter, sur deezer, Brest, la chanson de Miossec. J'aime aussi Stade Brestoa, parue sur une compilation de Libé, en 1998, Amour Foot, à l'occasion de la coupe du monde.
J'aime les quais du port de commerce où l'on voit arriver le bateau d'Ouessant, où une belle vitrine permet d'admirer le Chantier du Guip, où l'on passe devant l'Abeille Bourbon et laRecouvrance.
J'aime la gare en cul de sac. J'aime le côté désuet du Foyer du Marin, en pensant que de l'autre côté du continent eurasien, à Vladivostok, il doit y avoir le même genre d'établissement et, peut-être, aussi, une gare terminus.

dimanche 13 septembre 2009

Calvinisme et Alpinisme

J'ai lu dans la très belle biographie de Calvin, écrite par Yves Krumenacker, et publiée par Bayard : "Le calvinisme, plus que les autres confessions chrétiennes, peut apparaître comme "la religion de la sortie de la religion", grâce à ce que Max Weber appelle "un désanchantement du monde", le rejet de tous les moyens magiques pour parvenir au salut. Si Dieu n'est pas physiquement présent dans les corps, dans la nature, leur exploration en est facilitée.Pour ne prendre qu'un exemple, ce pourrait ne pas être un hasard si les calvinistes se hasardent les premiers dans les hautes montagnes et sont à l'origine de l'alpinisme, du moins en Europe".
La photo est une "lomographie" du Mont Jovet, en Tarentaise, prise par ma fille.

mercredi 5 août 2009

Couperin, la nuit

Lu hier soir dans la bio de Couperin écrite par Philippe Beaussant, en écoutant Scott Ross au clavecin : "... ce sont deux œuvres (les Suites pour violes et les derniers Ordres de clavecin) à écouter le soir, très tard, dans le silence, quand les choses ont commencé à prendre leur poids."

mardi 21 juillet 2009

Savoyard en mal de transcendance


Je m'amuse encore de ce commentaire signé d'un certain Hayek et trouvé sur le blog de Pierre Assouline : "Pour avoir une vue juste, c’est-à-dire très critique de Novarina, il faut lire ce qu’en dit Clément Rosset, qui en fait de la bouillie de chat… dont un chien ne voudrait pas… De la littérature pour savoyard en mal de transcendance".

Pour ce qui est de l'image, il s'agit d'un croquis du Mt des Archets, un des sommets visible depuis Moûtiers en Tarentaise.

jeudi 9 juillet 2009

Liturgie

Je m'interroge encore sur cette phrase de Valère Novarina entendue sur France Musique : "... dans la liturgie, rien n'est représenté, tout a lieu en vrai".

mardi 16 juin 2009

Le Discours aux Animaux

Samedi 13 mai, dans le cadre des 8ièmes rencontres littéraires organisées par la FACIM (http://www.fondation-facim.fr/) et consacrées à Valère Novarina, André Marcon déclame Le Discours aux Animaux sur l'alpage de Très Le Mont au-dessus de Thonon.
Il fait un temps superbe. Le site est magnifique. Côté ouest, l'alpage remonte légèrement et offre une vue superbe sur le lac Léman de Genève à Lausanne.
A l'ombre d'un arbre, assis sur un banc, André Marcon se prépare. La scène est au creux d'une ancienne carrière herbeuse. Il a posé le livre de Novarina sur une pierre. Le public est assis sur des bancs ou dans l'herbe sur les côtés.
La voix d'André Marcon porte et résonne dans le silence de l'alpage. La fin est superbe avec le survol de plusieurs parapentes.
Un grand moment de théatre.

lundi 6 avril 2009

au commencement la parole

Je lis La Chair de l'Homme de Valère Novarina aux éditions POL. Au milieu d'un texte souvent à la limite de l'incompréhensible, on trouve des pages merveilleuses comme celle qu montre la photo, des pages souvent inspirées par la première phrase de l'évangile de Jean : "au commencement la parole". Vous l'aurez noté : j'ai écrit la parole (comme dans la Bible Bayard ou celle de Castellion) et non pas le verbe souvent utilisé - parole et verbe sont deux traductions possibles du grec logos.